Alerte maximale : Journalistes en danger au Cameroun :: CAMEROON

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La presse est en zone de turbulence. Des menaces pèsent sur les journalistes dans l’exercice de leurs fonctions. La liberté d’expression est mise à rude épreuve au Cameroun. Il en est de Jean François Channon, directeur de publication du quotidien Le Messager, Jacques Blaise Mvié, Directeur de publication du journal La Nouvelle et de Martinez Zogo, chef de chaine d’amplitude FM, radio émettant de Yaoundé la capitale du Cameroun.

Ou est donc passé Martinez Zogo ? Enlevé Mardi 17 janvier dernier aux environs de 20 h sur la route de son domicile à Soa, une banlieue de Yaoundé, le journaliste reste sans nouvelles.  Iconoclaste et présentateur de la moins indocile émission « Embouteillage », il serait dans le collimateur de quelque apparatchik du pouvoir de Yaoundé. Deux jours après, le quotidien Info Matin paraissant à Yaoundé s’interroge Martinez Zogo a-t-il été assassiné ? Le journal révèle que « le lanceur d’alertes, après avoir subi des tortures des plus inimaginables, serait tué, son corps mutilé » InfoMatin continue par une alerte « votre quotidien apprend également que la même recette sera appliquée à d’autres journalistes y compris leurs proches.

 D’autre part, le Journal l’Anecdote s’interroge « où est passé Jacques Blaise Mvié ? » Avec en fax la convocation du journaliste et Directeur de publication à la police judiciaire de Yaoundé. Pour y répondre selon toute vraisemblance de documents compromettants impliquant quelques prévaricateurs de la fortune publique. Il se serait mis à l’abris pour éviter une mise aux arrêts programmée.

Le Directeur de publication du quotidien Le Messager viens de séjourner dans les locaux de la police à Yaoundé pour une garde à vue. On reproche à son journal d’avoir publié un article portant sur un litige foncier de l’ile de jebale à Douala. Dans le droit de réponse servi au journal par les chefs traditionnels de la localité, ils ont indexé une élite du village qui se trouve être une autorité administrative exerçant comme sous-préfet à Yaoundé la capitale. C’est ce dernier qui a saisi la police judiciaire contre le journal.

Des affaires et bien d’autres qui contribuent ces derniers temps à déstabiliser la presse autant qu’elles portent atteinte à la liberté de presse. En cette période charnière caractérisée par la course acharnée vers le pouvoir avec des batailles de clans, la presse est prise dans l’étau de ces luttes de positionnement. Les syndicats et organisations de défense des droits l’homme sont interpellés pour la protection des journalistes dans l’exercice de leur métier et le respect de l’éthique et la déontologie.

Source: camer.be